La colère : la comprendre pour mieux la gérer

La colère : la comprendre pour mieux la gérer

Vous avez un tempérament enflammé et vous vous retrouvez souvent dans des situations conflictuelles ? La colère nous conduit parfois à des réactions disproportionnées, voire violentes. Pourtant, cette émotion primaire autant que secondaire (parce que parfois elle peut cacher une autre émotion comme la tristesse ou la peur) est normale. Elle est le signal qu’il se […]

Vous avez un tempérament enflammé et vous vous retrouvez souvent dans des situations conflictuelles ?

La colère nous conduit parfois à des réactions disproportionnées, voire violentes. Pourtant, cette émotion primaire autant que secondaire (parce que parfois elle peut cacher une autre émotion comme la tristesse ou la peur) est normale.


Elle est le signal qu’il se passe quelque chose d’important dans notre environnement. Il est essentiel de l’écouter. De s’écouter aussi pour savoir d’où elle vient, et parvenir à la canaliser. Explications.

Comprendre la colère

La colère n’est ni bonne ni mauvaise. Il est parfaitement sain de ressentir de la colère lorsque l’on pense avoir été trahi ou victime d’une injustice. Le sentiment n’est pas un problème en soit, c’est ce que l’on en fait qui peut faire la différence. Lorsqu’elle blesse autrui ou vous-même, la colère devient alors un problème.
Il est toujours possible d’apprendre à exprimer ses émotions de façon à ne blesser personne. L’art de la maitriser est une compétence et comme un sport, demande un certain entrainement. Plus nous pratiquons, meilleur nous serons. Et le jeu en vaut la chandelle. Apprendre à contrôler sa colère et l’exprimer d’une façon appropriée aide à construire de meilleures relations et permet aussi d’atteindre nos objectifs et de vivre une vie plus en accord avec nos valeurs.

 

Les raisons de la colère

D’une manière générale il est important d’avoir à l’esprit qu’on se met plus facilement en colère quand on est stressé et/ou quand le corps est affaibli (fatigue, faim, soif …). Qu’on est rarement en colère pour les raisons que l’on croit. Qu’on se met en colère lorsqu’on n’a pas ce que l’on souhaite. Quand on ne supporte pas un trait de caractère en nous, le voir chez autrui peut aussi nous mettre en colère. Et on peut se mettre en colère lorsque des événements actuels font écho à des situations émotionnelles non résolues, évitées depuis longtemps. Et enfin, quand on vit une situation ressemblant à une situation passée où nous avons éprouvé une forte colère, cette dernière peut être réactivée.

 

Déceler ce qui se cache derrière la colère et en comprendre les signes avant-coureur

Les situations qui mettent en colère sont très souvent l’écho d’événements antérieurs. La colère est liée à son histoire et à la façon dont on a appris à gérer ses émotions durant l’enfance. Si vous avez grandi dans un environnement où la colère s’exprimait par la violence physique et/ou verbale, vous aurez sans doute tendance à l’exprimer de cette manière. Mais la bonne nouvelle, c’est que lorsque l’on prend conscience de ces mécanismes et que l’on s’exerce, on arrive à éradiquer ses mauvaises habitudes.

Il peut arriver d’avoir l’impression d’exploser de colère, sans que celle-ci ait prévenu de son arrivée. Or, il y a toute une série de signaux physiques qui sont liés à la colère. Plus on est en colère, plus notre organisme est activé. La prise de conscience des signaux précédents la colère est un premier pas vers le contrôle de celle-ci. Les manifestations physiques de la colère sont multiples : nœud à l’estomac, poings et mâchoire serrés, sensation de moiteur, de chaleur, respiration rapide, maux de tête, besoin de marcher, de s’apaiser, difficultés de concentration, sensation de coeur qui bat la chamade ou tensions dans les épaules.

Apprendre à s’apaiser et à relativiser

Quand la colère monte, il existe des astuces pour se calmer, comme par exemple écouter de la musique ou chanter à tue-tête, mais aussi sortir prendre l’air, faire du sport (de la boxe, de la natation ou un jogging, peu importe, l’idée est de se fatiguer). Parler à des amis à l’écoute bienveillante peut aussi aider à se défouler et à relativiser en écoutant les problèmes des autres.

Focaliser son attention sur les sensations physiques de la colère. Cela peut paraître contre intuitif, mais porter son attention sur ce que l’on ressent dans son corps quand on est en colère peut diminuer l’intensité émotionnelle de la colère.

Et évidemment pour diminuer la tension physique et psychologique, il est essentiel de penser à bien respirer profondément et lentement (quelques minutes de cohérence cardiaque par jour peuvent faire des miracles).

Et quand on commence à se sentir frustré par une situation, prendre un moment pour réfléchir et se poser les bonnes questions peut aussi aider. Exemples : dans quelle mesure tout cela est-il vraiment important ? Ou : est-ce que la situation vaut vraiment la peine de se mettre en colère et que j’y consacre du temps et de l’énergie ? Ou bien encore : est-ce que ma réponse est appropriée à la situation ? Y-a-t-il quelque chose que je puisse faire ?

Tout cela reste plus facile à dire (à écrire en l’occurrence) qu’à faire ou mettre en place en temps et en heure. Mais aussi complexe que cette démarche puisse sembler, elle est payante car il est nécessaire de bien comprendre et reconnaître sa colère, pour la libérer et s’en libérer.

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