Se défaire d’un ou d’une pervers narcissique

Se défaire d’un ou d’une pervers narcissique

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Vous avez été nombreux à réagir à notre post Facebook sur les pervers narcissiques, Sophie Braun vous répond ! On entend souvent dire : « mon conjoint ou mon ex est un(une) pervers narcissique… Je n’en peux plus, ma vie est infernale ! » Des ouvrages passionnants paraissent sur le sujet et nombreux y reconnaissent leur conjoint ou leur ex. C’est […]

Vous avez été nombreux à réagir à notre post Facebook sur les pervers narcissiques, Sophie Braun vous répond !

On entend souvent dire : « mon conjoint ou mon ex est un(une) pervers narcissique… Je n’en peux plus, ma vie est infernale ! »

Des ouvrages passionnants paraissent sur le sujet et nombreux y reconnaissent leur conjoint ou leur ex. C’est un peu comme lire un site médical sur internet, on a subitement toutes les maladies. Ne nous trompons pas, c’est le conjoint qui est le « malade » et cela m’amène à m’interroger : Y-a-t-il vraiment une telle augmentation de pervers narcissiques ou allons-nous un peu vite à poser ce diagnostic ?

Les chiffres indiqueraient que 2 à 3 % de la population seraient des pervers narcissiques. Mais qu’est-ce à dire ?

Les pervers narcissiques sont des personnes toxiques, manipulatrices qui jouent sur la culpabilité et le manque de confiance en soi pour prendre le pouvoir et enfermer le conjoint dans un espace de vie et d’estime de soi de plus en plus restreint.

Pourquoi les appelle-t-on pervers narcissiques ?

Les pervers sont ceux qui n’ont aucune idée de ce que l’on appelle l’altérité : l’existence d’un autre à leur coté qui vit des émotions, des joies et des peines. L’autre est un objet, une chose plus qu’une personne réelle.

Narcissique, car il s’agit pour la personne qui agit ainsi de compenser une faille narcissique profonde. Quelqu’un qui a une terrible image de lui-même aura la nécessité de se valoriser sans cesse en attaquant l’autre. L’apparence masque un profond gouffre intérieur. Une compétition permanente s’établie ainsi, parfois jusqu’à la destruction.

Ceux-là doivent être évités comme la peste. Une seule solution, fuir et s’éloigner le plus loin possible. C’est la seule solution, on ne gagne jamais contre un pervers narcissique si l’on ressent soi-même émotions et compassion. On a perdu d’avance.

Si cela nous arrive, il est nécessaire de s’interroger sur nos propres failles. Qu’est-ce qui nous conduit à accepter ces humiliations répétées ? S’interroger pour tenter de débusquer nos blessures afin de pouvoir les réparer, les adoucir, pour éviter les répétitions.

Mais n’allons pas trop vite à qualifier quelqu’un de pervers narcissiques. Vivre en couple implique souvent de se retrouver dans un rapport de force. Le quotidien d’un couple est difficile et parfois chacun tente de « manipuler l’autre » pour se faire valoir ou pour trouver un peu d’oxygène. N’allons pas trop vite à poser un diagnostic.

Un ex, c’est encore pire ! Il est rare que la séparation se passe bien. Donc le rapport de force est souvent  dominant ! Autant, je crois nécessaire de s’éloigner en courant des vrais pervers narcissiques, autant je crois dangereux de poser trop vite ce diagnostic. Pourquoi est-ce dangereux ? Parce que cela crée un bourreau (le méchant pervers narcissique/l’autre) et une victime (gentille/Soi-même). Cela conduit à ne plus s’interroger sur soi-même. L’autre est le ou la méchante, et moi je suis le ou la gentille. C’est souvent moins simple que cela n’est-ce pas ? Ne serait-ce que parce que certain(e)s utilisent parfois ce statut de victime pour manipuler leur entourage…

Poser trop vite ce diagnostic éloigne souvent l’autre parent de l’éducation des enfants, ce qui est parfois dommage. Il faut donc être vigilant et s’éloigner le plus vite possible d’un vrai pervers narcissique, sans fuir toutes les relations compliquées.

Le plus souvent nous sommes capables d’être alternativement bourreau et victime, dans une même journée et avec la même personne et ce n’est pas toujours grave. Ne soyons pas angélique ! Nous rêvons tous de couples harmonieux et sans rapports de force. Mais la vie quotidienne est plutôt complexe et les moments d’harmonie et de grâce sont assez rares. Il faut en profiter quand ils arrivent et ne pas les gâcher. Le reste du temps, je crois que le travail de chacun consiste à reconnaître sa propre violence et ses faiblesses. Nous en avons tous. Nos failles rendent les relations compliquées, mais aussi passionnantes !

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